Valorisation nutritionnelle d’un mélange manioc–son de riz fermenté par Saccharomyces cerevisiae dans l’alimentation du tilapia du Nil (Oreochromis niloticus) et de la carpe commune (Cyprinus carpio)

Auteurs

  • Rindra RABARISON Centre National pour le Développement Rural - Madagascar (FOFIFA) Auteur·e https://orcid.org/0009-0003-3993-628X
  • Colette ASHANDE MASENGO Section Biologie Médicale, Institut Supérieur des Techniques Médicales de Kinshasa, Kinshasa, République démocratique du Congo Auteur·e

DOI :

https://doi.org/10.65857/raee.026.v4.i1.53

Mots-clés :

Fermentation en milieu solide, Saccharomyces cerevisiae, manioc, son de riz, Oreochromis niloticus, Cyprinus carpio, facteurs antinutritionnels, acide phytique, indice de consommation, aquaculture durable

Résumé

Le coût de l’aliment constitue une contrainte majeure de la pisciculture continentale tropicale. Cette étude a évalué un mélange manioc (Manihot esculenta) –son de riz (60 :40, base MS) traité pendant 72 h à 30 °C avec 2 % de levure boulangère (Saccharomyces cerevisiae), 3 % de mélasse et 1 % d’urée, dans des sacs scellés après expulsion manuelle de l’air. Cinq régimes formulés pour être approximativement isoprotéiques (≈ 30 % PB) et proches en énergie brute ont été préparés avec 0, 15, 30, 45 et 60 % de mélange traité et distribués en triplicat à 25 alevins par bac pendant 90 jours. La protéine brute apparente, déterminée par Kjeldahl (N × 6,25), est passée de 7,2 à 13,0 % MS. Le bilan quantitatif de l’azote uréique montre que 10 g d’urée/kg de matière sèche apportent 4,665 g N/kg, soit 2,92 points de PB équivalente. Cette contribution représente 50,3 % de l’augmentation totale observée de 5,8 points ; les 49,7 % restants ne peuvent donc pas être expliqués par l’azote de l’urée initialement incorporée. Les valeurs de PB sont en conséquence interprétées comme une protéine brute apparente fondée sur l’azote total Kjeldahl. La fermentation a également réduit la cellulose brute du mélange (7,2 à 5,7 %), les cyanures du manioc (42,1 à 8,3 mg HCN eq/kg), l’acide phytique du son de riz (5,42 à 0,46 mg/g) et l’indice d’acidité du son de riz (12,8 à 4,6 % d’acide oléique). Le régime F30 a présenté les meilleures performances observées : le gain de poids a augmenté de 18,4 % chez le tilapia et de 20,1 % chez la carpe par rapport au témoin, tandis que l’indice de consommation a diminué de 1,63 à 1,44 et de 1,72 à 1,50, respectivement. Les ajustements quadratiques situent le sommet du gain de poids à 29,8 % chez le tilapia et 32,2 % chez la carpe, avec des intervalles à 95 % de 27,5–32,1 % et 29,9–34,8 % calculés à partir des cinq moyennes de dose. L’interprétation opérationnelle retenue est donc une zone optimale proche de 30 % pour les deux espèces. La survie a été analysée par un modèle linéaire généralisé à distribution binomiale, tandis que les paramètres de qualité de l’eau sont présentés en moyenne ± ES sur les 90 jours de l’essai.

Téléchargements

Publiée

06-08-2026

Articles similaires

41-50 sur 59

Vous pouvez également Lancer une recherche avancée de similarité pour cet article.

Articles les plus lus par le même auteur ou la même autrice

1 2 > >>