Profil socioéconomique des vendeurs et contraintes de commercialisation des produits forestiers non ligneux (PFNL) dans trois marchés pilotes de la Ville de Kinshasa, en République Démocratique du Congo.

Auteurs

  • Valentin MBULI BOLIKO Université de Kinshasa, Faculté des Sciences et Technologie, Mention Sciences et Gestion de l’Environnement ; Auteur·e
  • Constantin LUBINI AYINGWEU Université de Kinshasa, Faculté des Sciences et Technologie, Mention Sciences et Gestion de l’Environnement ; Auteur·e
  • Apollinaire BILOSO MOYENE Université de Kinshasa, Faculté des Sciences Agronomiques et Environnement, Mention Economie Agricole ; Auteur·e
  • Honoré BELESI KATULA Université de Kinshasa, Faculté des Sciences et Technologie, Mention Sciences et Gestion de l’Environnement ; Auteur·e
  • Blaise MBALA MAVINGA Université de Kinshasa, Faculté des Sciences et Technologie, Mention Chimie et Industrie Auteur·e

DOI :

https://doi.org/10.65857/raee.026.v4.i1.47

Mots-clés :

Produits forestiers non ligneux, commercialisation, profils socio-économiques, revenus des ménages, gestion durable, Kinshasa, République démocratique du Congo

Résumé

Les produits forestiers non ligneux (PFNL) jouent un rôle essentiel dans les moyens d'existence des populations en République démocratique du Congo. A Kinshasa, leur commercialisation constitue une importante source de revenus pour de nombreux ménages et contribue à l'approvisionnement de la population en produits alimentaires, médicinaux et culturels. Toutefois, les caractéristiques socio-économiques des commerçants et les contraintes auxquelles ils sont confrontés ainsi que celles qui limitent le développement de cette filière demeurent insuffisamment documentées. Cette étude vise à analyser les profils socio-économiques des vendeurs de produits forestiers non ligneux (PFNL) ainsi que les principales contraintes de leur commercialisation dans trois marchés pilotes de la ville de Kinshasa (Gambela, Liberté et Marché Central). l’étude repose sur une enquête descriptive menée auprès de 196 vendeurs de détail et des grossistes des trois marchés pilotes à l'aide de questionnaires semi-structurés et d'observations directes. Les informations recueillies ont porté sur les caractéristiques socio-économiques des commerçants, les circuits d'approvisionnement, les motivations de vente, les revenus générés ainsi que les difficultés rencontrées dans la commercialisation des PFNL. Les données ont été analysées à l’aide de statistiques descriptives. Les résultats montrent que 92% des commerçants sont des femmes. Les commerçants les plus représentés appartiennent à la tranche d'âge de 35 à 45 ans. Les personnes mariées représentent 50,67 % des enquêtés, suivies des veufs/veuves (20 %), des célibataires (18 %) et des divorcés (11,33 %). La majorité des vendeurs possède un niveau d'études secondaires (55 %), tandis que seulement 8 % ont suivi des études universitaires. Les PFNL commercialisés proviennent principalement des provinces du Kongo Central (33,9 %) et de l'Équateur (29,66 %), suivies de l'ancienne province du Bandundu (10,17 %). Les principales motivations de l'activité sont l'héritage familial (32 %), la rentabilité économique (25 %) et les difficultés socio-économiques des ménages. Les détaillants déclarent des revenus mensuels de l'ordre de 100 à 120 USD, tandis que les grossistes perçoivent en moyenne environ 275 USD par mois. Plus de la moitié des grossistes (54,67 %) exercent cette activité depuis plus de dix ans. Les principales contraintes identifiées concernent l'irrégularité de l'approvisionnement, la nature périssable des produits, les pertes liées au transport, la faible maîtrise des circuits d'approvisionnement à la source, l'absence d'organisations professionnelles structurées et le manque de connaissances sur la domestication des espèces commercialisées. La commercialisation des PFNL constitue une activité économique durable et une source importante de revenus pour les ménages de Kinshasa, en particulier les femmes. Malgré son importance socio-économique, cette filière demeure confrontée à de nombreuses contraintes organisationnelles, logistiques et techniques qui limitent son développement. Le renforcement des organisations professionnelles, l'amélioration des infrastructures de conservation et de transport, ainsi que la promotion de la domestication des espèces à forte valeur commerciale apparaissent comme des priorités pour améliorer la compétitivité de la filière et contribuer à la gestion durable de ces ressources forestières. Promouvoir ces leviers essentiels pourra accroître la contribution des PFNL au développement socio-économique et à la conservation des ressources forestières.

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Publiée

29-06-2026

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