Ethnobotanical survey of Garcinia kola Heckel (Clusiaceae) traditionally used in Gbado-Lite City (Nord Ubangi, Democratic Republic of Congo) as Phytomedicine
DOI :
https://doi.org/10.65857/Mots-clés :
Biodiversity, Traditional pharmacopoeia, Garcinia kola, Ethnomedicine, Ubangi ecoregionRésumé
L'objectif de cette étude était de mener une enquête ethnobotanique afin d'identifier les différents usages de Garcinia kola (Clusiaceae) à Gbado-Lite. L'enquête a été réalisée conformément aux principes de la Déclaration d'Helsinki. De plus, la collecte des données a été effectuée selon la méthode d'échantillonnage probabiliste stratifié. Les résultats obtenus révèlent que la majorité des répondants (94 %) sont des hommes, la tranche d'âge la plus représentée est celle des 36-50 ans (71 %) et le groupe socioculturel le plus abondant est celui des Ngbandi (44 %). Par ailleurs, la plupart des répondants sont mariés (88 %), 68 % ont un niveau d'études secondaires et 34 % sont sans emploi. La graine est l'organe le plus fréquemment utilisé (39,7 %) de G. kola, suivi par l'écorce (34,5 %), les feuilles (15,1 %) et les racines (10,8 %). La majorité des répondants (94 %) utilisent la plante à des fins médicinales. La mastication est la méthode de préparation des phytomédicaments la plus courante (43,5 %) dans la zone d'étude, suivie de la décoction (32,6 %) et de l'infusion (23,9 %). De plus, le mode d'administration thérapeutique utilisé pour tous les organes (100 %) de cette plante est la voie orale. Par ailleurs, le G. kola est principalement utilisé comme stimulant (39 %) et comme médicament pour traiter les maux de dos (16 %), le paludisme (9 %), le diabète (9 %), les vers intestinaux (8 %), les hernies (6 %), la varicelle (5 %), les intoxications (5 %) et la dysménorrhée (3 %). La majorité des personnes interrogées (85 %) ont indiqué que le G. kola n'est pas abondant dans son habitat naturel. Il est donc souhaitable que des études phytochimiques et pharmacobiologiques soient menées sur cette plante afin de valider scientifiquement ses propriétés ethnopharmacologiques, qui restent à élucider. Il est également souhaitable que cet arbre soit intégré au projet agroforestier afin de créer un écosystème productif pour un approvisionnement durable en matières premières. Par ailleurs, la plantation et la protection de l'espèce et de son habitat naturel dans le cadre d'un projet de séquestration naturelle du dioxyde de carbone permettraient aux bénéficiaires de percevoir des crédits carbone.
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