Analyse socio-économique de l’exploitation du rotin (Eremospatha haullevilleana De Wild. : Arecaceae) dans le secteur de Yakoma en République Démocratique du Congo

Auteurs

  • Franck VALATIA KENGO Institut Supérieur Pédagogique de Yakoma, Yakoma, Nord Ubangi, République Démocratique du Congo Auteur·e
  • Koto-Te-Nyiwa Ngbolua Congo Laboratoire d’Ethnobiologie & Phytochimie médicale, Département de Biologie, Faculté des Sciences et Technologies, Université de Kinshasa, Kinshasa, République Démocratique du Congo Auteur·e
  • Dimanche BOMBEKU YENGA Institut Facultaire des Sciences Agronomiques Yangambi, Yangambi, République Démocratique du Congo Auteur·e

DOI :

https://doi.org/10.65857/raee.026.v4.i1.50

Mots-clés :

Produits forestiers non ligneux, Eremospatha haullevilleana, Moyens d’existence ruraux, Pressions anthropiques, Gestion durable

Résumé

Cette étude analyse les dimensions socio-économiques, écologiques et organisationnelles de l’exploitation du rotin (Eremospatha haullevilleana De Wild.) dans le secteur de Yakoma (RDC), sur la base d’une enquête transversale menée auprès de 128 exploitants. Les résultats montrent une forte dominance masculine (97,7 %) et une population active relativement jeune (âge moyen ≈ 35 ans), caractérisée par un niveau d’instruction majoritairement secondaire. L’exploitation du rotin constitue principalement un revenu secondaire (78,9 %), avec un revenu moyen de 53,54 USD, révélant une contribution économique modeste mais essentielle aux moyens d’existence. Sur le plan écologique, 50 % des exploitants interviennent en forêt primaire et parcourent en moyenne plus de 10 km, indiquant une pression accrue sur les ressources naturelles et une raréfaction progressive. Les principales menaces identifiées sont les feux de brousse (39,8 %), la surexploitation (32 %) et la déforestation (28,1 %). Malgré ces contraintes, la perception de la durabilité est majoritairement positive (97,7 %), traduisant un décalage entre perception sociale et réalité écologique. La récolte échelonnée constitue la principale stratégie de conservation (71,1 %), tandis que la domestication reste limitée (18 %). L’analyse multivariée (ACM) met en évidence trois profils d’exploitants, structurés selon l’intensité économique et l’accessibilité. Ces résultats soulignent la nécessité d’un encadrement institutionnel intégrant formation, appui technique et structuration des marchés pour assurer la durabilité de la filière.

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Publiée

29-06-2026

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