Evaluation of the Antidiabetic Potential of Selected Bioactive Compounds from Yam Bean (Pachyrhizus erosus): A preliminary in silico study
DOI :
https://doi.org/10.65857/raee.026.v4.i1.49Mots-clés :
Diabète sucré, Pachyrhizus erosus, α-glucosidase, criblage virtuel, composés bioactifsRésumé
Le diabète sucré constitue l'un des plus grands défis de santé publique à l'échelle mondiale, avec une prévalence en constante augmentation, particulièrement dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Malgré la disponibilité de plusieurs options thérapeutiques, leurs limites et leurs effets indésirables soulignent la nécessité urgente de découvrir de nouveaux agents antidiabétiques. Les produits naturels demeurent une source précieuse de composés bioactifs présentant un fort potentiel pour le développement de nouveaux médicaments. La présente étude avait pour objectif d'évaluer le potentiel antidiabétique de sept composés bioactifs isolés du haricot igname (Pachyrhizus erosus) à l'aide d'une approche in silico combinant la caractérisation physicochimique, l'évaluation des profils pharmacocinétiques et toxicologiques ainsi que l'analyse par docking moléculaire. Les composés sélectionnés, à savoir la dolinéone, la daidzine, la daidzéine, la génistéine, l'acide gentisique, la néoduline et l'érosone, ont d'abord été évalués pour leurs propriétés physicochimiques et leur conformité aux critères de « drug-likeness » à l'aide de SwissADME. Leurs profils pharmacocinétiques et toxicologiques (ADMET) ont ensuite été prédits à l'aide de pkCSM et d'ADMETlab 2.0. Enfin, des simulations de docking moléculaire ont été réalisées contre l'α-glucosidase (PDB ID : 3W37), une cible thérapeutique clé impliquée dans la digestion des glucides et la régulation de la glycémie postprandiale. Les résultats ont montré que la majorité des composés étudiés possédaient des propriétés physicochimiques compatibles avec une bonne biodisponibilité orale et présentaient des profils pharmacocinétiques favorables. Les prédictions toxicologiques ont révélé un faible risque de toxicité, notamment l'absence d'hépatotoxicité prédite pour l'ensemble des composés. L'analyse par docking moléculaire a montré que les sept composés interagissaient avec le site actif de l'α-glucosidase. Parmi eux, la daidzine a présenté la plus forte affinité de liaison (−8,3 kcal/mol), surpassant celle de l'inhibiteur de référence, l'acarbose (−8,0 kcal/mol). En outre, la daidzine a établi de multiples interactions avec des résidus catalytiques clés, suggérant un fort potentiel inhibiteur vis-à-vis de l'α-glucosidase. Dans l'ensemble, ces résultats mettent en évidence le potentiel des composés bioactifs de Pachyrhizus erosus, en particulier de la daidzine, en tant que candidats prometteurs pour le développement de nouveaux inhibiteurs de l'α-glucosidase destinés à la prise en charge du diabète. Toutefois, des études complémentaires in vitro et in vivo sont nécessaires afin de confirmer leur activité biologique, d'élucider leurs mécanismes d'action et d'évaluer leur efficacité thérapeutique ainsi que leur innocuité.
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