Ecological Niche Modeling of Nuxia capitata and Phyllarthron madagascariensis: Delineating Bioclimatic Envelopes for Sustainable Forest Management in Madagascar
DOI :
https://doi.org/10.65857/raee.026.v4.i1.44Mots-clés :
Modélisation de niche écologique, MaxEnt, Nuxia capitata Baker, Phyllarthron madagascariensis K. SchumRésumé
Nuxia capitata Baker (Stilbaceae) et Phyllarthron madagascariensis K. Schum. (Bignoniaceae) constituent des ressources forestières endémiques de grande valeur à Madagascar, traditionnellement exploitées pour leurs propriétés médicinales et leur bois. Cependant, l'accélération des pressions anthropiques et la fragmentation de leur habitat menacent gravement leurs populations sauvages, freinant la transition vers une gestion durable des ressources. Cette étude utilise la modélisation de niche écologique par entropie maximale (MaxEnt) pour délimiter leurs enveloppes bioclimatiques actuelles, identifier les principaux facteurs environnementaux et évaluer l'efficacité de la conservation par le réseau national d'aires protégées (SAPM). Les modèles ont été calibrés à l'aide de données d'occurrence géoréférencées et de prédicteurs biophysiques non colinéaires filtrés. Les algorithmes générés ont démontré une précision prédictive exceptionnelle, avec des valeurs d'aire sous la courbe (AUC) de 0,951 pour N. capitata et de 0,919 pour P. madagascariensis. Les évaluations spatiales quantitatives indiquent que l'aire de répartition géographique totale favorable à *N. capitata* s'étend sur 76 188,85 km² (13,35 % du territoire national) et celle de P. madagascariensis sur 127 693,60 km² (22,38 %). Les analyses bioclimatiques révèlent que la distribution de *N. capitata* est fortement contrainte par la température moyenne annuelle (75,6 % de la contribution), ce qui témoigne d'une grande affinité pour les écosystèmes frais d'altitude. À l'inverse, la distribution de P. madagascariensis est principalement régie par la saisonnalité des précipitations (43,4 % de la contribution), formant une bande latitudinale continue le long du biome de la forêt humide de l'est. Les superpositions spatiales démontrent que 31,81 % de la niche écologique de N. capitata et 36,36 % de l'aire de répartition de P. madagascariensis recoupent des aires protégées. Si les populations de la forêt tropicale de l'est sont relativement bien préservées, d'importantes lacunes en matière de protection subsistent dans les hautes terres centrales, notamment dans la région d'Analamanga. Il est urgent de renforcer les transferts de gestion forestière communautaires afin de sécuriser ces réservoirs génétiques fragmentés et de préserver les connaissances ethnobotaniques autochtones associées.
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