Usage ethnomédical de Vitex congolensis De Wild.&T. Durand (Lamiaceae) à Gbado-Lite, Nord Ubangi en République Démocratique du Congo.

Auteurs

  • Ruphin DJOZA DJOLU Département de l’Environnement, Faculté des Sciences et Technologies, Université de Gbado-Lite, Gbado-Lite, République démocratique du Congo Auteur·e
  • Colette ASHANDE MASENGO Centre de Recherche en Pharmacopée et Médecine Traditionnelle, Institut Supérieur des Techniques Médicale de Kinshasa, Kinshasa, République démocratique du Congo Auteur·e
  • Elcha PASI YANGETO Département de l’Environnement, Faculté des Sciences et Technologies, Université de Gbado-Lite, Gbado-Lite, République démocratique du Congo Auteur·e
  • Nathan MAJAMBU BULABA Département de Biologie, Faculté des Sciences, Université de Kinshasa, Kinshasa, République démocratique du Congo Auteur·e
  • Laurent KONGA GBANZO Département de Biologie, Faculté des Sciences, Université de Kinshasa, Kinshasa, République démocratique du Congo Auteur·e
  • Mardoché SEMINE MONGA Département de Biologie, Faculté des Sciences, Université de Kinshasa, Kinshasa, République démocratique du Congo Auteur·e
  • Moïse LUKOVI MBINGU Département de Biologie, Faculté des Sciences, Université de Kinshasa, Kinshasa, République démocratique du Congo Auteur·e
  • Junior ILENGE ILENGE Département de Biologie, Faculté des Sciences, Université de Kinshasa, Kinshasa, République démocratique du Congo Auteur·e
  • Clément LIYONGO INKOTO Centre de Recherche en Pharmacopée et Médecine Traditionnelle, Institut Supérieur des Techniques Médicale de Kinshasa, Kinshasa, République démocratique du Congo Auteur·e

DOI :

https://doi.org/10.65857/

Résumé

Cette étude a consisté à documenter et analyser quantitativement les usages ethnobotaniques traditionnels de la plante médicinale Vitex congolensis à Gbado-Lite, dans la province du Nord-Ubangi (RDC). La méthode d’échantillonnage par boule de neige a été utilisée comme précédemment décrit. La majorité des participants ont entre 36 et 50 ans (56 %), suivis de ceux âgés de 18 à 35 ans (34 %), tandis que seulement 10 % ont plus de 50 ans. La répartition par sexe est équilibrée, avec une légère majorité d’hommes (52 %) par rapport aux femmes (48 %). En termes de niveau d’études, plus de la moitié des individus (52 %) ont un niveau secondaire, 29 % n’ont aucun diplôme, 14 % ont un niveau primaire et seulement 5 % ont un niveau supérieur. Concernant la profession, les agriculteurs sont majoritaires (61 %), suivis des artisans (21 %) et des médecins traditionnels (15 %), avec une faible représentation des étudiants (2 %) et autres professions (1 %). Enfin, les participants sont répartis parmi quatre tribus principales, avec les Ngbandi en tête (33 %), puis les Mbanza (27 %), Ngbaka (25 %) et Yakpa (15 %). Les parties les plus utilisées sont principalement les feuilles (37 %) et l’écorce (35 %), suivies des racines (25 %), avec une faible utilisation des tiges feuillées (3 %). En termes de fréquence, la majorité des utilisateurs consomment ce remède quotidiennement (46 %) ou 2 à 3 fois par semaine (37 %), tandis que seuls 8 % le prennent rarement. Concernant la forme d’utilisation, la décoction est la méthode la plus courante (50 %), suivie de la poudre (26 %) et de l’infusion (22 %), la macération étant marginale (2 %). Toutes les recettes sont monospécifiques, c’est-à-dire à base d’une seule plante. La voie d’administration est principalement orale (89 %), avec quelques cas via la voie anale (7 %), et très peu par bain corporel ou massage (2 % chacun). La durée d’utilisation est généralement courte, la majorité des utilisateurs prenant le remède moins d’un mois (71 %). Enfin, le motif principal d’usage est le traitement d’une maladie spécifique (75 %), tandis qu’un quart l’utilise pour améliorer la santé générale.

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Publiée

19-08-2023

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